Le ministre des Transports et de la Mobilité durable Óscar Puente a a annoncé aujourd’hui un investissement de 1 000 millions d’euros pour mettre en œuvre un ambitieux Plan complet d’ateliers et de maintenance de Renfe pour la période comprise entre 2025 et 2030, « le plus grand investissement en maintenance ferroviaire de toute son histoire et l’un des plus importants engagements industriels du gouvernement espagnol en transport public ».
Óscar Puente a visité aujourd’hui le nouvel atelier de Renfe de trains Alta Velocidad (grande vitesse) de Fuencarral II, à Madrid, accompagné du président de la compagnie, Álvaro Fernández Heredia, et a défini ce Plan comme « un nouveau modèle de maintenance qui permettra d’optimiser les ressources, de réduire les temps et d’améliorer la fiabilité des trains en circulation ».
Les installations visitées aujourd’hui représentent un investissement de près de 100 millions d’euros destinés à la construction de ce nouveau bâtiment de 18 900 m2 qui permettra de doubler la capacité de maintenance des trains à écartement standard et, comme l’a annoncé le ministre, « il devrait être opérationnel avant la fin de l’année, fruit d’une stratégie claire, d’un travail coordonné et d’une planification responsable ».
Il s’agira « d’installations dotées de toute l’expérience de Renfe Maintenance, pleinement adaptées pour prendre en charge les nouveaux trains Alta Velocidad (grande vitesse), avec la technologie et les équipements nécessaires afin d’assurer leur maintenance complète », a ajouté le ministre des Transports.
Plan d’ateliers et de maintenance de Renfe 2025–2030
Le Plan présenté aujourd’hui par le ministre prévoit la mobilisation de 1 000 millions d’euros dans tout le territoire espagnol et représente, selon les propres mots de Puente, une vision de pays par la création d’emplois, le développement de l’industrie et la cohésion territoriale au service de la mobilité durable.
Comme l’a annoncé le responsable du Département, parmi les actions prévues au cours des cinq prochaines années, figurent :
• Les nouveaux ateliers d’OSP Cercanías Madrid, où ceux d’Aranjuez, Móstoles – El Soto ainsi qu’un autre à Fuencarral sont en cours de réalisation ou en projet, avec un investissement de 48 millions d’euros, pour lesquels la rédaction du projet est en cours.
• Les nouveaux ateliers d’OSP Rodalies Catalunya, avec près de 100 millions en cours de réalisation ou en projet pour le nouvel atelier de Ripoll, Manresa, Sant Andreu ainsi que l’agrandissement de Vilanova i la Geltrú.
• Des projets en Murcie, à Malaga, Santander et Valencia, ainsi que de nouvelles bases à Almería, Irun et La Sagra pour les trains Alta Velocidad (grande vitesse) et de marchandises.
Puente a expliqué qu’il s’agit de « plus de 60 ateliers prévus, dont 10 sont déjà en cours de réalisation ou en projet, et chacun d’entre eux stimulera l’activité économique, créera des opportunités et contribuera au territoire grâce à l’emploi et à l’innovation ».
La mise en place de trois nouveaux Centres logistiques de pièces de parc dans des emplacements clés comme La Sagra, Venta de Baños et Villaverde, ainsi que l’adaptation de l’atelier de El Berrón pour les pièces de parc de trains à écartement métrique, a également été envisagée.
Un nouveau modèle de maintenance de Renfe plus innovant
L’un des piliers fondamentaux du nouveau plan est le nouveau modèle de maintenance, qui comprend des technologies pour améliorer le service pour le voyageur et des systèmes de contrôle en temps réel afin de détecter d’éventuels incidents avant leur survenue. Des systèmes d’inspection automatique de la voie, des outils numériques pour la gestion des opérations et un équipement industriel modernisé dans les ateliers ont également été introduits. Ainsi que la numérisation des processus, l’automatisation des tâches et l’installation de systèmes efficaces d’un point de vue énergétique.
Le ministre s’est montré satisfait de ces innovations du nouveau modèle, et a expliqué que « grâce à la réorganisation des processus et à la numérisation, les délais des trains dans l’atelier sont réduits de 29 %, ce qui se traduit par plus de trains disponibles, plus de ponctualité et un service plus efficace pour tous les citoyens et les citoyennes ».
Comme l’a expliqué le ministre des Transports, le nouveau modèle intègre la technologie à chaque étape et une nouvelle forme de comprendre la maintenance, qui consiste à s’anticiper aux éventuels incidents pour agir mieux, plus rapidement et avec moins de ressources.
« Ainsi avance Renfe : avec innovation, avec responsabilité et avec le regard tourné vers l’avenir, où Renfe se consolide comme une entreprise publique innovante, durable et compétitive, capable de mener le transport ferroviaire en Europe », a conclu Óscar Puente.